Conclusion:
Lors de sa découverte en 1922, les scientifiques se sont beaucoup intéressés à la vitamine D jusqu'à avoir résolu le problème des carences (rachitisme et ostéomalacie) et de l'hypervitaminose. Depuis, nos connaissances sur cette hormone se sont nettement ralenties et plusieurs zones d'ombre restent encore à élucider.
A la conception classique de vitamine antirachitique, a été progressivement substituée celle d'une hormone caractérisée par:
- la nécessité d'une activation métabolique sous forme d'hydroxylations réalisées dans le foie puis le rein
- un mode d'action à l'échelle cellulaire qui la rapproche de la famille stéroïdienne
- un système de régulation précis
La vitamine D et surtout son dérivé activé le calcitriol vise 3 organes-cibles essentiels: le rein, l'intestin et l'os. L'ensemble de ses effets élémentaires doit être compris dans le cadre d'une fonction physiologique fondamentale: la minéralisation de la matrice ostéoïde, qui est indispensable à la maturation de l'os, pendant la croissance ou à l'âge adulte.Les retombées physiopathologiques de ces notions sont loin d'être épuisées.

Aujourd'hui encore, des plaquettes sont distribuées pour informer le public, preuve, s'il en est besoin de la nécessité de cette vitamine pas comme les autres.
Enfin, la vitamine D, dite vitamine du soleil, tire sa particularité de sa synthèse endogène grâce aux rayons solaires. Donc, même si l'abus de l'exposition aux U.V. est dangereux (cancers), il ne faut tout de même pas s'en priver sous peine d'importants désordres dans l'organisme. En période hivernale des pays tempérés à fortiori des pays nordiques, il ne faut pas se dispenser d'apports vitaminiques pharmaceutiques à condition toutefois de ne pas en abuser: ni trop peu, ni pas assez!

